L'Algérie expulse massivement des migrants subsahariens vers le désert nigérien depuis 2014, sans respecter aucun cadre juridique individuel malgré sa loi nationale et ses engagements internationaux. En 2025, un record de 34 236 personnes a été atteint, avec des abandons inhumains près d'Assamaka. Ces actes, dénoncés par HRW et l'ONU, violent les conventions sur les migrants et réfugiés.
Historique des Expulsions
Les expulsions s'intensifient en 2014 via un accord Algérie-Niger limité aux Nigériens, mais étendu illégalement à d'autres nationalités d'Afrique de l'Ouest et Centrale. Des raids urbains à Alger ou Oran mènent à Tamanrasset (2000 km), puis à l'abandon au "point zéro" frontalier : migrants forcés à marcher 15-20 km sans eau sous 40-50°C. Chiffres : 26 000 en 2023, 31 404 en 2024, culminant à 34 236 en 2025 (pics à 1141/jour), sous-estimés selon Alarme Phone Sahara.
Chiffres et Pratiques Récentes
En 2025, 34 236 migrants ont été convoyés vers le Niger, majoritairement largués sans aide dans le désert d'Assamaka. Les Nigériens bénéficient de retours "officiels" ; les autres subissent des détentions à Zeralda ou Reggane sans nourriture, vols de biens et violences. L'OIM a secouru des milliers, notant femmes enceintes et enfants parmi les victimes, avec des morts rapportées.
Violations du Cadre Juridique
La loi algérienne n°08-11 (2008) exige notification, délai de 48h-15 jours pour quitter volontairement, et recours suspensif devant tribunal. Aucune procédure n'est suivie : profilage racial, expulsions collectives interdites par la Convention sur les travailleurs migrants (ratifiée par l'Algérie), et violations de la Convention contre la torture et celle de 1951 sur les réfugiés. L'ONU qualifie cela de "traitement inhumain".
| Exigence Légale | Pratique Réelle |
|---|---|
| Notification & délai (48h-15j) | Arrestations immédiates nocturnes |
| Recours judiciaire suspensif | Procès collectifs sans avocat |
| Interdiction collectives | Massives par centaines |
| Protection vulnérables | Enfants/bébés abandonnés au désert |
Conditions Humaines et Témoignages
Battus lors des raids, migrants perdent téléphones et argent ; détenus sans soins. Marche forcée cause déshydratation et épuisement ; HRW documente des cas depuis 2018. Pas d'accès consulaire ni rapatriement volontaire, malgré appels HCR à cesser.
Réactions Internationales
HCR, HRW et OMS condamnent ces expulsions collectives depuis 2018. En 2026, accord OIM-Algérie pour hébergement, mais pratiques persistent. L'UE est critiquée pour accords anti-migration avec le Maghreb favorisant l'opacité.
Lien avec l'Esclavage et Contexte Culturel
L'État algérien condamne l'esclavage historique (aboli en 1848 sous France), niant toute forme moderne malgré accusations d'exploitation de migrants subsahariens liées à un racisme anti-Noirs hérité de la traite transsaharienne. Aucun rapport crédible (HRW, Amnesty) ne lie directement expulsions à un esclavage systémique ; elles relèvent de politiques discriminatoires sécuritaires. Le Coran régule l'esclavage du VIIe siècle en encourageant l'affranchissement sans l'abolir explicitement, interprété comme historique par juristes musulmans – non invoqué officiellement par Alger, qui cite régulation migratoire. Des termes arabes connotant servitude persistent culturellement, mais sans justification islamique étatique documentée.
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